Le Togo et le Burkina Faso ont engagé une nouvelle phase de concertation pour améliorer la fluidité du corridor routier reliant Lomé à Ouagadougou. Cet axe de plus de mille kilomètres est au cœur des échanges sous-régionaux. Réunis récemment à Lomé, les acteurs du transport et de la logistique ont dressé un état des lieux sans complaisance.
Au centre des préoccupations figurent les nombreux dysfonctionnements qui entravent la compétitivité de ce corridor. Les tracasseries routières, les lourdeurs administratives et la vétusté du parc automobile constituent autant d’obstacles à la fluidité du trafic. À ces contraintes s’ajoutent des retards dans les procédures, la facturation de surestaries aux chargeurs, ainsi qu’une insuffisance des capacités de stockage et des équipements de manutention au Port autonome de Lomé.
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Les discussions ont également mis en lumière des difficultés structurelles telles que l’encombrement des camions, le manque de parkings adaptés aux gros porteurs et des préoccupations sécuritaires dans l’enceinte portuaire. Sur l’ensemble du corridor, la multiplication des postes de contrôle et la persistance de frais informels continuent de peser sur les coûts logistiques.
Face à ces défis, les deux pays affichent une volonté commune de réforme. Les autorités togolaises ont notamment évoqué des mesures visant à améliorer la transparence dans l’organisation du fret et à mieux répartir les responsabilités en cas de retards. L’objectif est de restaurer la confiance entre les différents maillons de la chaîne logistique.
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Le ministre togolais des Transports, Komlan Kadjé, a rappelé l’importance stratégique de cet axe, soulignant que « le transport routier est un instrument de développement et d’intégration régionale ». Il a assuré que les efforts se poursuivront pour fluidifier davantage le trafic entre les deux capitales.
Pour le Burkina Faso, pays enclavé, ce corridor représente une artère vitale. Premier client du Togo dans la sous-région, il dépend largement du port de Lomé pour ses importations.
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À terme, les échanges devraient déboucher sur un cadre formel de concertation, destiné à suivre les réformes engagées et à renforcer durablement la performance de cet axe stratégique.

