L’Assemblée nationale du Togo a clos, ce lundi 23 mars, sa première session extraordinaire de l’année, au terme de travaux marqués par l’adoption définitive de 4 projets de loi structurants. Ces textes, portant sur des domaines clés, traduisent une volonté affirmée de moderniser les cadres de gouvernance économique, financière et environnementale du pays.
Parmi les réformes adoptées figure la révision de la loi-cadre sur l’environnement. Ce texte vise à actualiser les dispositifs de protection, dans un contexte de pressions croissantes liées aux changements climatiques et à la gestion durable des ressources naturelles. L’ambition est de renforcer les outils juridiques afin de mieux répondre aux défis environnementaux contemporains.

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Dans le registre économique, les députés ont validé le transfert des missions, du personnel et du patrimoine du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) vers l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME). Cette mesure s’inscrit dans une logique de rationalisation des mécanismes publics d’accompagnement de l’entrepreneuriat, avec l’objectif d’améliorer leur efficacité et leur lisibilité.

Deux autres textes majeurs ont été définitivement adoptés dans le domaine financier. Le premier porte sur la réglementation de la microfinance, un secteur clé pour l’inclusion économique, tandis que le second concerne la répression du faux monnayage et des atteintes aux signes monétaires dans l’espace de l’Umoa. Ces réformes visent à sécuriser davantage le système financier et à renforcer la confiance des acteurs économiques.

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Adoptés en première lecture puis validés par le Sénat, ces textes ont franchi l’ultime étape de la procédure parlementaire. Les députés sont désormais attendus début avril pour l’ouverture de la session ordinaire, avec à l’agenda plusieurs priorités, dont l’éducation inclusive.

