Au Togo, l’État affine son dispositif de gouvernance territoriale. Les Conférences administratives préfectorales (CAP) ont entamé leur phase pilote dans plusieurs chefs-lieux, notamment dans la Binah, Bassar, Blitta, Bas-Mono, Agoè-Nyivé et la Kozah. Cette initiative marque une volonté affirmée de renforcer la coordination entre les acteurs locaux et d’améliorer l’efficacité de l’action publique.
Placées sous l’autorité des préfets, ces rencontres ont rassemblé les maires, les responsables des services déconcentrés, les représentants des forces de l’ordre ainsi que les chefs traditionnels. Les échanges ont permis de clarifier les objectifs et le fonctionnement des CAP, tout en précisant les responsabilités de chaque acteur. Une attention particulière a été accordée à l’état d’avancement des projets et programmes en cours dans les différentes préfectures.
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Au-delà du cadre formel, ces assises ont offert un espace de dialogue direct sur les défis locaux. Les participants ont ainsi proposé des solutions concrètes, adaptées aux réalités de terrain, dans une dynamique de collaboration renforcée entre administrations et autorités locales.
Portées par le ministère de l’administration territoriale, les CAP ambitionnent de créer une synergie durable entre les différents niveaux de gouvernance. Elles s’inscrivent dans une logique de coordination accrue, visant à éviter les chevauchements d’actions et à optimiser l’impact des politiques publiques.
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Lors des travaux préparatoires, le ministre Hodabalo Awaté avait souligné l’enjeu central de cette réforme : « Elles doivent permettre à l’État de parler d’une seule voix et d’agir avec méthode sur l’ensemble du territoire ».
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Prévues pour se tenir chaque trimestre, ces conférences feront l’objet d’une évaluation à l’issue de cette phase pilote. L’objectif est d’en mesurer l’efficacité et d’identifier les ajustements nécessaires avant une éventuelle généralisation à l’échelle nationale.

