La découverte d’un cas de poliomyélite au Togo a ravivé l’attention des autorités sanitaires sur une maladie que l’on croyait progressivement sous contrôle. Le gouvernement a réagi en déclenchant une campagne nationale de vaccination destinée à protéger les enfants et à éviter toute propagation du virus.
Selon le ministère de la Santé, « 1 cas de poliomyélite dû au poliovirus variant de type 2 a été confirmé dans le district sanitaire de Mô, dans la région Centrale ». Cette confirmation, intervenue le 20 février 2026, a immédiatement déclenché les mécanismes de riposte prévus dans le cadre des stratégies internationales d’éradication de la maladie.
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Sous l’égide du ministère de la Santé et avec l’appui de partenaires techniques, une première phase de vaccination s’est déroulée du 11 au 14 mars 2026 sur l’ensemble du territoire. L’opération cible un objectif ambitieux : vacciner près de 1,7 million d’enfants âgés de 0 à 59 mois. Une seconde phase est déjà programmée du 16 au 18 avril 2026.
Cette mobilisation intervient dans un contexte régional préoccupant. Les autorités sanitaires rappellent en effet que « la détection récente, en octobre 2025, de virus de la poliomyélite au Bénin, dans une région frontalière du Togo, représente un risque élevé d’importation et de circulation de ce virus ». Une situation qui souligne la fragilité des progrès réalisés dans la lutte contre la maladie.
Pour le ministre de la Santé, Jean-Marie Koffi Ewonoule Tessi, la réponse doit être collective et rapide. « La vaccination est un droit pour chaque enfant et c’est un devoir pour chaque famille de veiller à sa mise en œuvre. Les vaccins utilisés sont gratuits, sûrs et efficaces », a-t-il déclaré en appelant les parents à ne laisser « de côté aucun enfant de 0 mois à 59 mois ».
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Les partenaires internationaux soutiennent activement cette riposte. Le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé au Togo, Hamadou Nouhou, a réaffirmé l’engagement total à soutenir le gouvernement togolais dans la mise en œuvre des activités de vaccination visant à protéger la santé publique. De son côté, la représentante de l’Unicef, Erinna Dia, rappelle que « les enfants non vaccinés sont les plus exposés au risque de poliomyélite ».
Si les campagnes de vaccination ont permis d’éviter la paralysie chez plus de vingt millions de personnes dans le monde, la réapparition d’un cas rappelle que la vigilance doit rester constante. La poliomyélite, virus qui peut provoquer une paralysie en moins de vingt-quatre heures, continue de menacer les populations les moins immunisées.
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Au-delà de la riposte sanitaire, cet épisode met en lumière un défi persistant : maintenir un niveau de vaccination élevé afin d’empêcher le retour silencieux d’une maladie que la science sait pourtant prévenir.

