Le gouvernement togolais franchit une nouvelle étape dans la réorganisation de son dispositif d’attraction des investissements. Réuni le mercredi 11 mars 2026 sous la présidence de Faure Essozimna Gnassingbé, le Conseil des ministres a validé la dissolution de la Société d’administration de la zone franche (SAZOF) au profit de l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (API-ZF).
Au cours de cette session, l’exécutif a « examiné et adopté deux décrets et écouté quatre communications », dont l’une portait sur « la finalisation du processus de mutation de la Société d’administration de la zone franche vers l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche ».
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Créée en 1994, la Sazof a longtemps constitué un levier stratégique pour l’industrialisation du pays. Selon les données présentées au Conseil, l’institution a permis l’agrément de 141 entreprises, dont 91 demeurent aujourd’hui en activité. Les performances économiques associées à la zone franche témoignent de ce rôle structurant : « en 2024, les investissements réalisés dans la zone franche s’élèvent à 425,664 milliards de FCFA, soit environ 7 % du PIB », tandis que les entreprises installées ont généré « près de 19 000 emplois directs au profit des nationaux ».
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Mais l’évolution des ambitions économiques nationales a conduit l’État à revoir son architecture institutionnelle. L’adoption de la loi n°2019-005 du 17 juin 2019 portant code des investissements a ouvert la voie à la création de l’API-ZF, conçue pour centraliser la gestion du code des investissements et celle du statut de zone franche.
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Dans cette logique de rationalisation, « le code des investissements a prévu la dissolution de la Sazof et le transfert de ses missions, droits et obligations à l’API-ZF ». Le processus étant désormais achevé, le Conseil des ministres a autorisé la présentation du décret entérinant cette dissolution et précisant les modalités de substitution.
Avec cette réforme, le gouvernement entend renforcer la cohérence de son dispositif d’accueil des investisseurs et soutenir une nouvelle phase de transformation industrielle.

