Le Togo poursuit le renforcement de son dispositif de prévention sanitaire face aux maladies transmissibles de l’animal à l’homme. Depuis ce 2 mars, experts de la santé humaine, vétérinaires, chercheurs et autorités administratives se sont réunis à Kpalimé pour un atelier consacré à la priorisation des zoonoses selon l’approche « Une Seule Santé ». Les travaux se sont achevés, ce vendredi 6 mars, avec l’ambition d’identifier les maladies les plus préoccupantes et d’organiser la riposte nationale.

L’initiative repose sur une réalité désormais bien établie : la santé humaine, animale et environnementale sont intimement liées. Cette rencontre vise ainsi à identifier, de manière consensuelle, les maladies zoonotiques qui représentent les plus grands risques pour le pays, tout en prenant en compte leurs impacts sanitaires, économiques et écologiques.

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L’objectif est de définir des priorités afin de mieux orienter les ressources disponibles, renforcer les systèmes de surveillance, améliorer les capacités des laboratoires et préparer le pays à répondre rapidement aux urgences sanitaires.

Pour le préfet de Kloto, Assan Koku Bertin, cette démarche répond à une évolution profonde des modes de vie et des interactions entre l’homme et les animaux. « Aujourd’hui, il n’y a plus de différence entre l’habitat de l’homme et celui des animaux. Nous partageons les mêmes espaces et donc les mêmes maladies. Il est temps que nous nous mettions ensemble pour penser la santé de façon globale », a-t-il souligné lors des travaux.

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À l’issue de la rencontre, une liste nationale des maladies zoonotiques prioritaires sera adoptée. Elle sera accompagnée de recommandations et de plans d’action multisectoriels destinés à améliorer la coordination entre les différents acteurs de la santé publique et vétérinaire.

Cette initiative bénéficie de l’appui de la Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle s’inscrit dans le cadre du projet d’appui au renforcement de la préparation et de la réponse aux urgences sanitaires au Togo (PREPRUS-Togo), soutenu notamment par le Africa Centres for Disease Control and Prevention, le Fonds de lutte contre les pandémies et l’Organisation mondiale de la Santé.

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Au Togo, la lutte contre les zoonoses s’appuie déjà sur des actions concrètes. Des campagnes régulières de vaccination des animaux sont menées pour prévenir la propagation de maladies telles que la rage, la brucellose ou encore la tuberculose bovine.

Au-delà de la prévention vétérinaire, l’enjeu est désormais d’adopter une approche globale de la santé. Une stratégie qui, dans un monde où les frontières entre les écosystèmes s’estompent, apparaît de plus en plus indispensable pour protéger durablement les populations.

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