Un atelier national a réuni ce vendredi 6 mars à Lomé, les acteurs engagés dans la mise en œuvre du projet Réforme foncière pour l’accroissement de la productivité agricole (LRAP). Les travaux ouverts par Kodjo Tépé Adédzé, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, ont permis de faire le point du projet, de passer en revue les acquis et les défis pour mieux se projeter dans l’avenir.
Mis en œuvre avec le financement du gouvernement américain, le projet LRAP s’est fixé pour objectif d’améliorer le cadre juridique du régime foncier pour accroître les investissements dans le secteur au Togo.
Selon Dr Edoh Komlavi Théodore, directeur de cabinet du ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, le LRAP est la seconde partie du grand projet mis en œuvre avec le gouvernement togolais en lien avec le gouvernement américain à travers le Millenium Challenge Corporation (MCC).
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« Le LRAP est consacré à la réforme foncière. Il s’agit essentiellement du foncier rural. Ce projet rentré dans sa phase opérationnelle en 2021 après les différentes phases d’accord entre les deux gouvernements (américain et togolais) a permis d’obtenir des avancées très significatives dans la réforme foncière rurale. Dans le cadre de cet atelier, il est donc question de faire le point, parce que nous rentrons de plain-pied dans la suspension du projet. L’objectif est de capitaliser les acquis pour nous permettre de nous projeter », a expliqué Dr Edoh.

Quid des acquis du LRAP ?
À en croire N’gname Jeanne Bougonou, directrice de l’organisme de mise en œuvre du Millenium Challenge Account (OMCA-Togo), à travers le projet LRAP, le programme Seuil a permis d’explorer des approches innovantes visant à améliorer la gouvernance du foncier rural, de prévenir les conflits liés à la terre et de promouvoir un accès plus inclusif aux terres agricoles, notamment pour les femmes et les jeunes.
De façon particulière, les acquis du LRAP tiennent surtout sur des expérimentations menées sur cinq (5) sites répartis sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit notamment de la commune Zio4 dans la région maritime, de la commune Wawa2 dans les Plateaux, de la commune Tchamba3 dans la région centrale, de la commune Dankpen 2 dans les Savanes et d’Oti Sud 2 dans la Kara.
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Aussi, le projet LRAP a permis d’acquérir du matériel et de le mettre à disposition des directions centrales, notamment la direction générale de l’information géographique et de la cartographie et la direction du cadastre.
Au-delà, l’implémentation du projet LRAP a également permis de déployer le mécanisme de discussions communautaires et de résoudre des litiges fonciers.

« Initialement, le projet LRAP a une durée de 43 mois. La période de base de 14 mois nous a permis de concevoir des documents que nous devons aller implémenter sur le terrain. Sur les 29 mois restants, nous avons fait 16 mois… Nous sommes à l’étape de croisière quand la suspension du financement du gouvernement des États-Unis est intervenue. Logiquement, en 13 mois, on devrait finir le projet. En fin de compte, on devrait sortir des décrets d’application, des manuels de procédures du livret foncier, déployer des plans d’action au niveau des communes et avoir des rapports pour orienter le gouvernement dans la mise en œuvre des reformes foncières », a mentionné Tobi Kossigan, directeur du projet LRAP, avant d’ajouter qu’il est question à travers cet atelier de faire le point des avancées et défis en vue de se projeter.
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Le projet LRAP : une vision gouvernementale
Selon Kodjo Tépé Adedze, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, le projet LRAP répond au triptyque du président du Conseil : protéger, rassembler et transformer.
« Pour ce faire, je voudrais réaffirmer ici l’engagement du gouvernement à poursuivre les réformes engagées afin de créer un cadre propice à la mise en œuvre inclusive et efficace du foncier. Notre engagement est sans ambiguïté. C’est de construire un système foncier sécurisé, équitable et accessible au service du développement agricole, de la paix et de la prospérité de nos populations », a-t-il rassuré.
Notons que les travaux ont également connu la présence des différents partenaires du projet.

