Le compte à rebours est lancé pour les occupants de la plage dans la commune du Golfe 1. À seulement 48 heures de l’échéance fixée au samedi 28 février 2026, les exploitants de bars et restaurants se trouvent dans une situation critique. Réunis en conférence de presse ce jeudi, ils ont choisi d’en appeler directement à la fibre humaniste des premières autorités du pays.

L’Association des tenanciers de bars et restaurants (ATBR) reconnaît occuper le domaine public maritime de manière provisoire depuis 2022. Toutefois, le groupement souligne que cette présence a permis de créer 744 emplois directs. Parmi ces collaborateurs figurent des serveurs, des cuisiniers, des comptables ou encore des agents de sécurité.

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Outre l’aspect économique, les membres de l’association mettent en avant leur contribution à la gestion du littoral. Selon leur déclaration, leur installation a favorisé la salubrité publique et renforcé la sécurité des lieux en accord avec le maire de la commune. Un départ brutal mettrait ainsi fin à ces services tout en laissant des centaines de familles sans revenus.

Face à l’ordre de déguerpissement, les tenanciers ne contestent pas la légitimité de la décision municipale. Ils adoptent une posture d’humilité et implorent la clémence de Faure Gnassingbé, président du Conseil. Leur souhait est d’obtenir une prolongation de leur activité jusqu’à la fin du mois de décembre 2026.

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Ce report est jugé indispensable pour plusieurs raisons techniques et sociales. Il permettrait aux entrepreneurs de négocier avec les institutions financières pour le remboursement de leurs dettes. De plus, ce temps additionnel faciliterait le déménagement des équipements lourds sans dommages et offrirait aux employés une période de transition pour envisager une reconversion professionnelle.

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Les membres de l’ATBR espèrent désormais une oreille attentive de la part du PC pour éviter une faillite collective. Ils craignent de quitter le littoral criblés de dettes, laissant derrière eux des collaborateurs désemparés.

 

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