Lomé respire la mode. Cette semaine, la capitale togolaise change de rythme. « Lomé devient donc la capitale de la mode », affirme Déla Djaou, chargé de relation presse et média à Yas Togo. Ce mardi 24 février, un master class de haut niveau dédié aux mannequins a annoncé les couleurs de la 13e édition de Yas Fimo 228.
Professionnels, aspirants, coachs, tops modèles et membres du comité d’organisation ont revisité les fondamentaux du métier : posture, discipline scénique, compréhension des créations. « Il a été question de connaître les codes, l’émotion également, et puis les techniques, les règles de l’art », a expliqué Déla Djaou. Le mannequinat n’est pas un concours de beauté. C’est un art d’interprétation.
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Le designer Joseph Helmer a marqué les esprits. Son message est sans détour : « Le mannequin n’est pas la vedette du défilé, mais l’interprète du créateur ». Il insiste. Être miss et être mannequin « c’est deux choses différentes ». Ce qui compte, dit-il, c’est « comment la fille ou le garçon va vraiment présenter le vêtement ». La mission est de servir la création, pas se servir de la lumière.

Chaque détail pèse : la cadence de la marche, le port de tête, l’aisance dans une robe longue ou un veston structuré. « Être l’interprète du créateur pour présenter le vêtement ». La formule résume l’esprit.
Pour Yas Togo, partenaire fidèle, l’engagement dépasse le simple appui. « Yas accompagne cet événement depuis des années déjà. Et on tient promesse quand même à pouvoir le faire de façon très pérenne ». L’ambition est panafricaine. L’événement se décline aussi en France et Yas veut s’aligner « sur des événements qui ne réunissent pas que le Togo, mais l’Afrique », a précisé Déla Djaou.
Les 26, 27 et 28 février marqueront l’apothéose. Une seconde session de formation est prévue pour affiner les performances. Les organisateurs promettent un spectacle à la hauteur.
Au fil des éditions, Yas Fimo 228 s’impose comme une vitrine du savoir-faire africain. Plus qu’un défilé, c’est un écosystème culturelle qui se consolide. Et pour quelques jours encore, Lomé en sera l’épicentre vibrant.

