Le Togo a pris part à la Conférence internationale sur la femme de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), qui s’est tenue les premier et deux février 2026 en Égypte. Cet événement, placé sous le patronage du président égyptien, a réuni des délégations de haut niveau au Centre de conférences Al-Azhar. La ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Moni Sankaredja-Sinandja, a conduit la délégation togolaise lors de ces assises stratégiques.

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Au cours des échanges, la ministre a dirigé un panel consacré à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Son intervention, saluée pour sa clarté et sa vision pragmatique, a été récompensée par la remise d’un trophée honorifique. Cette distinction témoigne de la reconnaissance internationale des efforts fournis par le gouvernement togolais dans la protection des droits humains.

Une stratégie nationale bâtie sur trois piliers

L’approche présentée par le Togo repose sur trois axes complémentaires pour éradiquer les pratiques néfastes. Le premier pilier concerne le renforcement du cadre juridique, avec des lois strictes interdisant les mutilations génitales féminines (MGF). Le second volet porte sur le développement des capacités, illustré par la création de centres d’écoute et de lignes vertes pour les victimes. Enfin, la mobilisation communautaire permet d’ancrer ces changements dans la durée.

L’objectif de cette politique est de supprimer tout prétexte coutumier ou légal pouvant justifier les abus. Le Togo a notamment mis en avant la formation continue des acteurs de la justice et des médias. La création de l’Agence nationale de cybersécurité a également été citée comme un outil essentiel pour combattre les violences numériques.

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Le modèle togolais se distingue par une méthode inclusive qui associe les chefs traditionnels et les responsables religieux. Plutôt que de favoriser la confrontation, l’approche privilégie le dialogue et l’appropriation locale des lois. Des leaders religieux élaborent eux-mêmes des argumentaires valorisant la dignité de la femme pour corriger les interprétations erronées des textes sacrés.

Cette synergie permet de transformer les mentalités au sein même des communautés rurales et urbaines. Les chefs traditionnels dirigent désormais des cellules de veille pour prévenir les mariages précoces. Cette collaboration entre les services techniques de l’État et les autorités morales garantit une protection efficace et respectueuse des valeurs locales.

La conférence s’est clôturée par l’adoption d’une déclaration finale comportant 12 points clés. Ce document engage les États membres de l’OCI à promouvoir des discours médiatiques et religieux favorables à l’épanouissement des filles. Pour le Togo, ce rendez-vous a été l’occasion de réaffirmer sa volonté de partager son expertise tout en s’enrichissant des expériences de ses partenaires.

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Le pays continue ainsi de positionner la sécurité et le développement comme deux piliers indissociables de sa politique sociale. En participant à ce forum international, Lomé confirme son statut de leader régional en matière de promotion du genre. La mise en œuvre de ces nouvelles recommandations contribuera à améliorer durablement la condition féminine sur tout le continent.

 

 

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