Le mercredi dernier, les centrales syndicales ont adressé un plaidoyer au président du Conseil, Faure Gnassingbé. Leur principale revendication concerne la remise en marche du Conseil national du dialogue social (CNDS), dont les activités sont suspendues depuis plusieurs mois. Selon les organisations de travailleurs, cette mise en veille prolongée a instauré un vide préjudiciable à la concertation nationale.
Les partenaires sociaux déplorent la disparition d’un cadre formel permettant d’échanger avec les autorités. Ils pointent également du doigt le rattachement du ministère du Travail à la présidence du Conseil. Pour les syndicats, cette nouvelle configuration administrative complique l’identification d’un interlocuteur direct pour traiter les dossiers urgents.
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Au cœur des revendications figure la question persistante de la vie chère, qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages. Les syndicats s’inquiètent également des difficultés d’accès aux services de base comme l’eau et l’électricité. Ils estiment que ces problématiques nécessitent une réponse coordonnée et immédiate de la part du gouvernement.
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Le climat social est aussi marqué par des inquiétudes liées à l’exercice de l’activité syndicale. Les représentants des travailleurs dénoncent les contraintes imposées par le nouveau Code du travail et ses décrets d’application. De plus, le dossier des licenciements d’agents au sein de Sunu Bank a été soulevé comme un exemple des tensions actuelles dans le secteur privé.
