Le gouvernement togolais maintient le cap sur l’accès universel à l’eau potable d’ici à 2030. Pour l’année 2026, la Loi de finances prévoit une enveloppe de 21 milliards FCFA destinée à renforcer les infrastructures hydrauliques à travers le pays. Ce montant affiche une progression de 11 % par rapport aux 19 milliards FCFA mobilisés lors de l’exercice précédent.
Cette dotation représente la majeure partie du budget du ministère délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, dont les ressources globales atteignent 25 milliards FCFA. Ces fonds seront majoritairement injectés dans le Plan national de dotation en eau potable. Ce programme, opérationnel depuis février 2021, vise à corriger les disparités de desserte entre les milieux ruraux et urbains.
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Une part significative de ce budget sera allouée à l’amélioration de la distribution à Lomé et dans ses zones périphériques. Cette priorité répond aux tensions sur l’approvisionnement qui avaient poussé le gouvernement à instaurer un plan d’urgence national en décembre 2025. L’objectif est de stabiliser la situation dans les localités les plus touchées par les pénuries. Le Projet de sécurité hydrique en milieu urbain au Togo (Pash-mut) figure également parmi les bénéficiaires de ces investissements. Ce programme prévoit notamment l’installation de six systèmes autonomes d’approvisionnement en eau potable dans les banlieues de la capitale. Ces infrastructures doivent répondre à la demande croissante générée par l’expansion urbaine rapide.
Les efforts consentis par le président du Conseil et les autorités compétentes portent leurs fruits sur le plan statistique. En moins de dix ans, le taux de desserte nationale est passé de 47,66 % en 2014 à 69 % en 2023. Pour l’année 2025, le pays s’est fixé un objectif intermédiaire de 85 %.
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Cette dynamique doit mener le Togo vers une couverture intégrale du territoire à l’horizon 2030. À travers ces différentes initiatives, l’exécutif réaffirme sa volonté de faire de l’accès aux ressources hydriques un pilier essentiel du développement social. Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement suit de près l’exécution de ces chantiers stratégiques.
