Le Togo ne relâche pas l’effort sanitaire. Après avoir éliminé certaines maladies tropicales négligées comme problème de santé publique, le pays vise plus haut. Un nouvel objectif est désormais fixé. Éradiquer 4 autres pathologies d’ici à 2030. Il s’agit notamment de l’onchocercose, le pian, la lèpre et les schistosomiases.
Cette ambition a été réaffirmée à l’occasion de la Journée mondiale des maladies tropicales négligées. Elle est célébrée chaque 30 janvier. Les activités ont été lancées le jeudi 29 janvier à Lomé. Le thème national est sans équivoque : « S’unir, agir pour éliminer l’Onchocercose, les Schistosomiases, la lèpre et le pian, d’ici à 2030 au Togo ».
Lire aussi : Togo – Israël : à Jérusalem, les deux pays réaffirment leur partenariat diplomatique
Sur le terrain, l’État veut accélérer. Le ministère de la Santé annonce une intensification des actions. Sensibilisation de proximité, prise en charge renforcée et des consultations foraines sont programmées. Une caravane de sensibilisation sillonnnera plusieurs localités. L’objectif est de toucher les communautés les plus exposées. Là où ces maladies continuent de menacer les plus vulnérables.
Mais la bataille se gagne d’abord au niveau local. « Le plus grand défi reste la mobilisation communautaire. La lutte doit être portée par les maires, les chefs traditionnels et les leaders d’opinion, car c’est au niveau local que tout se joue », souligne le coordonnateur du Programme national de lutte contre les maladies tropicales négligées, le Dr Niosike Piham.
L’Organisation mondiale de la Santé réaffirme son appui au pays. « Nous continuerons à accompagner le Togo afin de relever les défis restants et d’éliminer les autres maladies tropicales négligées », assure le représentant résident de l’OMS, le Dr Hamadou Nouhou.
Lire aussi : Togo–Turquie : la diplomatie parlementaire en vue d’un partenariat renforcé
Selon l’OMS, les MTN regroupent 21 affections. Elles touchent plus d’un milliard de personnes, essentiellement dans les zones tropicales. Leur origine est due aux virus, bactéries, parasites, champignons ou toxines.
Au Togo, la riposte est lancée. Le compte à rebours est engagé pour 2030.

