L’industrie togolaise confirme son élan de vigueur. Au 3ème trimestre 2025, l’activité industrielle a progressé de 8,1 % par rapport au trimestre précédent. Le chiffre est tiré de la Note de conjoncture économique régionale dans l’Uemoa, publiée en décembre 2025. Cette performance notable repose sur des moteurs bien identifiés.
Le principal levier reste le secteur extractif. Selon le document, « la production a bondi de 50,9 % d’un trimestre à l’autre ». Une envolée spectaculaire traduisant la reprise des mines, pilier historique de l’industrie nationale. Phosphates, calcaire et clinker concentrent l’essentiel des volumes. Ils structurent durablement l’activité extractive.
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L’industrie manufacturière n’est pas en reste. Elle enregistre une hausse de 3,5 %. Une progression modérée, mais solide. Elle est portée par la transformation locale. La production agroalimentaire progresse de 11,6 %. La transformation des produits pétroliers suit, avec une hausse de 5,8 %.
Tout n’évolue pas au même rythme. La production d’électricité marque un recul. Elle « a limité l’élan global du secteur industriel, avec une contraction de 11,0 % ». L’énergie reste un facteur déterminant pour la compétitivité industrielle.
La tendance reste toutefois positive sur un an. En glissement annuel, la production industrielle affiche une croissance de 6,2 % au troisième trimestre 2025. Le mouvement s’inscrit dans la durée. En cumul à fin septembre, « l’activité industrielle progresse de 11,7 % ».
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Ces chiffres racontent une trajectoire ; celle d’une industrie qui se redresse, portée par l’extractif et consolidée par la transformation. Le défi est désormais de consolider les acquis en diversifiant les sources de croissance et en renforçant les infrastructures, notamment énergétiques.




