Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Droits humains au Togo : la CNDH renforce ses enquêtes grâce à la médecine légale

Au Togo, la protection des droits humains gagne en méthode et en crédibilité. Le mardi 20 décembre, la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a réuni ses membres et son personnel pour une session de renforcement des capacités consacrée aux mécanismes de la médecine légale. 

Face aux allégations de violations graves, l’exigence est désormais celle de la preuve. La rencontre a permis d’initier les participants aux notions fondamentales de la médecine légale et à son rôle dans la défense des droits humains. Le message est sans détour : sans rigueur scientifique, pas de vérité durable.

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Les échanges ont aussi porté sur la documentation médico-légale. Un levier décisif dans la lutte contre la torture et les violences. Les participants ont été formés aux techniques de collecte, de conservation et d’analyse des preuves. Il est donc question de laisser peu de place à l’approximation en misant sur des gestes précis et des procédures strictes.

Au cœur de la formation, le Protocole d’Istanbul. Cette référence internationale a été présentée comme un outil central pour prévenir et documenter les mauvais traitements. Son usage permet de renforcer la qualité des enquêtes et la fiabilité des conclusions.

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« Dans l’exercice de notre mission, nous sommes constamment saisis de requêtes portant sur des allégations de violations graves. Le traitement de ces dossiers nécessite des investigations pour la manifestation de la vérité. N’ayant pas toujours les compétences techniques requises, le recours à la médecine légale devient un outil indispensable pour éclairer nos enquêtes », a précisé Kwao Ohini Sanvee, président de la CNDH.

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Ce renforcement des capacités s’inscrit dans un cadre plus large. Le Togo dispose d’un Mécanisme national de prévention de la torture (MNP). Cet organe est chargé de contrôler les lieux de privation de liberté et de prévenir la torture ainsi que les mauvais traitements.

Désormais, les acteurs vont mieux œuvrer à garantir les droits humains par des enquêtes crédibles et responsables.

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