Récépissé N° 0010 / HAAC / 12-2020 / pl / P

Biodiversité : le Togo engage l’élaboration de son plan national de financement

Le Togo renforce son engagement en faveur de la protection de l’environnement en lançant officiellement le processus national d’élaboration du plan de financement de la biodiversité. L’initiative a été ouverte mercredi 21 janvier 2026 à Lomé, à l’occasion d’un atelier organisé dans le cadre de l’Initiative pour le financement de la biodiversité (Biofin), portée par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Face à la dégradation progressive de ses écosystèmes et à la pression croissante sur ses ressources naturelles, le Togo multiplie les actions pour restaurer son couvert végétal et préserver sa biodiversité. L’adhésion au programme Biofin s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif de mobiliser des mécanismes financiers innovants et durables au service de la conservation.

Mis en œuvre par le Pnud avec l’appui de plusieurs partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne, la Norvège, la Suisse, la Belgique, le Canada, la France, le Royaume-Uni, la Finlande, l’Allemagne et le Fonds mondial pour l’environnement, le programme Biofin vise à accompagner les pays dans une transformation systémique de la gouvernance et du financement de la biodiversité.

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Durant deux jours de travaux, les parties prenantes sont appelées à s’approprier les contours du programme, à prendre connaissance des avancées enregistrées à l’API et à l’ADB, à s’engager pleinement dans le processus d’élaboration du plan national de financement de la biodiversité, et à valider le plan de travail annuel du programme.

Pour Amouzouvi Mesmin Abel, responsable national de Biofin, l’enjeu est majeur. « Lancé depuis 2012, le Biofin consiste à élaborer des plans de financement de la biodiversité. Dans sa phase pilote, Biofin a regroupé 41 pays et a permis de développer des plans de développement de la biodiversité, mobilisant jusqu’à 2,5 milliards de dollars pour financer la conservation de la biodiversité dans le monde », a-t-il expliqué. Il a également alerté sur la situation environnementale du pays : « Les études révèlent que le Togo perd jusqu’à 0,72 % de sa superficie forestière par an, soit plus de 42 000 hectares de forêt chaque année ».

En ouvrant les travaux, le directeur de cabinet du ministère de l’Environnement, Nabédé Pyabalo, a rappelé l’importance stratégique de la biodiversité togolaise. Bien que modeste par sa superficie, le Togo abrite plus de 3 000 espèces végétales et 4 200 espèces animales, faisant de ses écosystèmes un patrimoine naturel d’une valeur inestimable, essentiel à l’équilibre écologique, à la cohésion sociale et à la prospérité économique.

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Conscient des défis, le gouvernement togolais a fait le choix d’intensifier les financements dédiés à la conservation. « Sur la haute initiative du président du Conseil, Faure Gnassingbé, le Togo a décidé d’adhérer au programme Biofin porté par le Pnud avec l’appui du FEM, afin de faire de la biodiversité un pilier stratégique de notre souveraineté économique, de notre résilience nationale et du bien-être des générations présentes et futures », a souligné Nabédé Pyabalo.

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Les travaux se sont ouverts en présence d’un représentant du Programme des Nations unies au Togo, marquant une nouvelle étape dans la gouvernance environnementale du pays.

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