Au Togo, la gouvernance environnementale change de rythme. Elle gagne en méthode et en ambition. Le jeudi 15 janvier 2026, à Lomé, une rencontre stratégique a posé les bases d’une action publique mieux coordonnée face au changement climatique.
L’initiative vise l’harmonisation des outils et méthodes d’intervention des services déconcentrés du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique ».
Soutenue par l’Union européenne, l’initiative vise à renforcer les compétences des acteurs et à établir des outils communs pour une action plus cohérente et efficace sur le terrain. Derrière ces mots, l’urgence est d’agir de manière structurée dans un contexte climatique de plus en plus contraignant.
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Pendant deux jours, directeurs régionaux, responsables préfectoraux et conservateurs des aires protégées récemment nommés ont été mobilisés. Au programme, les orientations stratégiques du ministère, les normes opérationnelles et les bonnes pratiques ; mais aussi des échanges d’expériences.
Le numérique n’est jamais loin. Harmoniser, c’est aussi mieux collecter les données, les comparer et les partager. Sans indicateurs fiables, aucune politique environnementale ne tient dans la durée. Les bailleurs, autant que le gouvernement le savent.
La rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation de la politique environnementale et traduit l’engagement du gouvernement à mieux protéger les ressources naturelles face aux défis climatiques.
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Concrètement, il s’agit d’éviter la dispersion. Trop d’actions isolées affaiblissent l’impact global. L’harmonisation annoncée doit garantir une action plus cohérente et plus efficace sur le terrain. Elle vise aussi l’alignement avec les priorités nationales, notamment la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et les stratégies sectorielles.
À terme, les effets attendus sont multiples. Une meilleure gestion des écosystèmes fragiles, la promotion d’une exploitation durable des forêts et des zones côtières; et surtout, le renforcement de la confiance entre les institutions publiques et les communautés locales.
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Dans un monde où les financements climatiques exigent rigueur et transparence, cette démarche est aussi un signal. Les partenaires techniques et financiers attendent des cadres d’intervention clairs, des indicateurs harmonisés et des données fiables.
